Inscriptions trouvées devant des banques: “L’Humain d’abord, Pas la Finance” (photos)

Le parcours de la combattante de Madame X contre une maladie continue mais aussi avec la recherche d’une banque acceptant l’ouverture d’un compte au vu de son interdiction bancaire, son ancienne banque, le CIC,  lui ayant signifié la clôture très prochainement, l’argument opposé étant “si la Banque de France nous impose l’ouverture d’un compte, nous sommes obligés de le faire mais vous n’aurez droit qu’à une carte de retrait et dans notre établissement” (Caisse d’Epargne dont le numéro commençant par 0820 est surtaxé…).

Ce qui n’est pas conforme à la loi... Les “conseillers” font preuve d’une mauvaise foi évidente feignant d’ignorer les nouvelles dispositions de l’article D312-5 du Code monétaire et financier, au cas où cela marcherait sur des buses mal informées… Le surendettement étant une vraie galère pour les usagers, ils sont obligés de connaître les rouages de cette machine infernale dont les lois, leurs droits comme leurs devoirs. Les banquiers misent, en revanche, sur leur détresse qui les empêcherait de s’informer.

 

Madame X me dit, les larmes aux yeux, qu’elle n’a plus assez de force pour aller mendier l’ouverture d’un compte subissant le mépris de la part des conseillers, de leurs directeurs, d’entendre un “NON” bien sonore au Crédit Agricole devant une file d’attente de personnes la regardant à la fois avec pitié et dédain. Elle a, cependant, insisté : “si vous avez une lettre de la Banque de France qui demande l’ouverture du compte, vous pourrez le faire ?”, réponse cinglante et au-delà de toute discrétion : “BIEN OBLIGES !”.

 

Madame X me raconte aussi que l’effacement de sa dette dont le tribunal a envoyé les copies dès le mois de mai n’a été enregistré que fin novembre par le service surendettement du Crédit Mutuel. Suite à des relances (six en deux jours), elle a obligée de se déplacer à l’agence pour faire signer le courrier du service surendettement de la banque certifiant la reconnaissance de l’effacement par l’auteur des envois, lui souhaitant de bien dormir après cet acharnement auprès d’une personne dont l’espérance de vie est incertaine.

 

Faisant mon petit tour au marché, j’ai remarqué et je ne suis pas la seule ces inscriptions en jaune sur les trottoirs :  “L’Humain d’abord, Pas la Finance”.

 

Nous ne sommes donc pas seuls à dénoncer le manque d’humanité, on peut dire non et discrètement, les surendettés ont déjà des sanctions ; pour Madame X, elles se rajoutent avec l’effacement de la dette, elle aura été frappée d’interdiction bancaire pendant neuf ans en 2016. N’est-ce pas suffisant pour ces banques ? Que demandent-elles de plus aux surendettés ? Leur peau ?  Si c’est le cas et comme c’est le sentiment qui se dégage, qui a entamé les hostilités ? Que veulent-elles ? La guerre ? Qui ne serait pas ou n’a pas été tenté de coller son poing sur la figure d’un ou d’une de ces conseiller(e)s ? Pourquoi les usagers ne passent-ils  à l’acte ? Sûrement parce qu’ils ont gardé cette part d’humanité qui fait tant défaut aux banques…

Combien de conseillers sont-ils agressés tous les jours ? Et pourquoi ? Peut-être les banques devraient-elles se remettre en question, tout simplement ?

A lire : Un Ordre Professionnel pour les Banques Françaises (proposition)

 

 

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