Syrie : Les médias et les « contre-vérités »

Intéressante cette vidéo de « Agoravox » qui titrait :

Répression en Syrie : JJ Bourdin se fait clasher sur RMC

Lors de son émission sur RMC du 06 juillet dernier, Jean-Jacques Bourdin devait avoir une opposante syrienne en ligne, la communication n’étant pas établie,  il prend donc un auditeur Franco-Syrien -appelant de France-  qui vient contester le nombre de manifestants  lors de la manifestation “monstre” à Hama dont la presse s’est faite écho.

Selon l”interlocuteur de Jean-Jacques Bourdin, Hama et sa banlieue, dont sa famille est originaire, totaliseraient 500 000 habitants (530 994 hab. en 2009) et il n’y aurait eu 10 à 20 000 manifestants, ce jour là.

Le jeune-homme explique que sa mère est entrée « presque en fuite » de Syrie après avoir été agressée par des opposants. Il reconnaît aussi « des bavures policières », dénonce qu’un policier a été pendu par des manifestants dont la vidéo circule sur internet.

Il déclare aussi que « s’il y a des manifestations, c’est qu’il y a la possibilité de manifester en Syrie », « dans tous les pays du monde, lorsqu’on attaque un policier ou l’armée ou toute personne qui représente l’état, il faut s’attendre à des représailles ».

L’auditeur remarque que l’Arabie-Saoudite n’est jamais inquiétée quoi qu’elle fasse (pas faux) ; il reconnaît, cependant,  que la famille au pouvoir l’est depuis trop longtemps mais si « son » pays est une dictature, elle est laïque. Il souligne : « nous nous aimons et n’avons pas de problèmes interconfessionnels ».

Le jeune franco-syrien déclare ne pas être « d’accord avec cette bande de Salafistes qui terrorise la population » et soutient le pouvoir en place.

Il dit  aussi aller en Syrie tous les ans et qu’il n’osera pas y retourner cette année de peur des représailles…

On ne sait pas si cet auditeur, avec lequel Jean-Jacques Bourdin a fait preuve de beaucoup de professionnalisme, est né en France ; y-vivrait-il à contrecoeur ? Ses parents auraient émigré  dans l’hexagone pour des raisons que le jeune-homme rend obscures, le pouvoir de Bachar el Assad étant presque « démocratique » alors tout se passait bien en Syrie avant que des personnes (Salafistes ?) ne viennent y mettre le « chaos ».

Si la Syrie était si douce à vivre, pourquoi les parents de cet auditeur n’y sont-ils pas restés ? Pourquoi n’y est-il pas parti vivre avant les évènements ? Pourquoi ne va- t-il soutenir Bachar el-Assad, alors que cette victime en aurait le plus besoin ?

Amnesty International raconterait aussi des “craques” :

« Amnesty International, a publié un rapport disant forces de sécurité syriennes ont torturé et tué des détenus en réponse aux protestations contre le régime du président Bachar al-Assad. »

Voir la vidéo d’Al Jazeera

Puisque nous sommes dans le déni complet, voici une autre information erronée datée du vendredi 08 juillet :

« Syrie: nouvelle manifestation monstre à Hama, assiégé par l’armée

Le régime a lancé une opération dans cette ville la semaine dernière, pour tenter d’en reprendre le contrôle. Les ambassadeurs américain et français se sont rendus dans la cité rebelle. »

> A voir: la manifestation place al-Assi, ce vendredi et lire l’article correspondant sur le site liberation.fr

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LIEN : Syrie : Les médias et les « contre-vérités »

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Paris: des milliers de Chinois ont manifesté contre l’insécurité

Quelqu’un a entendu passer l’info aux JT des chaînes nationales ?

Probablement comme l’attaque islamiste contre Mme Royal  ?(A lire : Montpellier: Royal chahutée dans un meeting par des femmes voilées ) à voir : Vidéos : Manifestation de Chinois à Belleville du 21 juin 2010

Plus : Présomption d’innocence et sentiment d’impunité

Entre 3 et 20.000 ressortissants chinois ont défilé pour protester contre la violence dont ils se disent victimes.

Entre 3.000 ressortissants chinois, selon la police et 20.000, selon les organisateurs, ont défilé dimanche à Paris pour protester contre les actes de violence dont la communauté chinoise de France se dit victime et exiger plus de sécurité, a constaté un journaliste de l’AFP.

Derrière une grande banderole proclamant: “Liberté, égalité, fraternité et sécurité”, le cortège a quitté la place de la République peu avant 15H00 pour se rendre place de la Nation.

Les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes, certains enveloppés dans des drapeaux français et en agitant d’autres de petite taille, ont scandé “Sécurité pour tous” ou “Vivons ensemble, vivons en sécurité”, alors que de petits autocollants apposés sur leurs poitrines rappelaient “la sécurité est un droit”. La suite sur liberation.fr

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LIEN : Paris: des milliers de Chinois ont manifesté contre l’insécurité

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Arabie-Saoudite: les femmes appelées à mener la révolution routière

A lire : Arabie saoudite: Une campagne pour «frapper» les femmes qui osent conduire

Une femme saoudienne, lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, à Riyad, en 2009.

Une femme saoudienne, lors d’une réunion du Conseil de coopération du Golfe, à Riyad, en 2009. (Fahad Shadeed / Reuters)

En Arabie Saoudite, prendre le volant est, pour une femme, un acte hautement subversif. Privées du droit de conduire dans ce pays qui applique un islam ultra-rigoriste, les femmes sont appelées à mener la révolution routière, ce vendredi 17 juin. Et à suivre ainsi l’exemple de Manal al-Charif, une jeune informaticienne arrêtée fin mai, après avoir posté une vidéo sur Youtube. Elle s’y mettait en scène conduisant un véhicule.

L’Arabie saoudite n’a connu aucune manifestation de rue, mais n’échappe pas pour autant aux demandes de liberté qui émergent du «printemps arabe». Un premier appel à manifester a été lancé en mars, sans succès. Les femmes saoudiennes ont aussi mené une action, fin avril, pour revendiquer le droit de vote.

Fatimah (le prénom a été modifié) a la vingtaine et étudie la médecine. Elle raconte ce que l’interdiction de conduire implique dans son quotidien. Lire la suite sur liberation.fr

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LIEN : Arabie-Saoudite: les femmes appelées à mener la révolution routière

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Une «marche des salopes» à Londres

Ces 3000 personnes défilant à Londres dont certaines faisaient allusion à l’affaire DSK vont-elles faire l’objet d’une plainte de la part des avocats français de l’ancien directeur du FMI ?

A lire : Affaire DSK : Twitter (mais pas que…) et la diffamation, la mise en garde -


«Nous sommes toutes des femmes de chambre». Une participante à «la marche des salopes» à Londres porte une pancarte sur laquelle est inscrite une phrase à l’intention de DSK. ( AFP/Carl Court )

Plusieurs milliers de femmes -mais aussi des hommes- ont manifesté samedi à Londres pour revendiquer le droit de s’habiller comme ils l’entendent et protester contre les agressions sexuelles. Le mouvement est né à Toronto au canada où le cortège avait rassemblé 3 000 personnes.

Le défilé très coloré, certains portant des tenues volontairement provocantes, a emprunté les plus grandes artères de Londres, de Piccadilly Circus à Trafalgar Square.

C’était d’ailleurs jour de manifestation dans la capitale anglaise puisque non loin, la reine Elizabeth célébrait ses 85 ans devant une foule immense. Quand à quelques rues de là, des cyclistes participaient à la manifestation mondiale baptisée «à nu sur sa bicyclette».

La «marche des salopes» («slut walk» en anglais) est un mouvement né au Canada en réaction aux déclarations d’un policier de Toronto, Michael Sanguinetti, qui avait conseillé en janvier aux femmes d’ «éviter de s’habiller comme des traînées si elles ne voulaient pas se faire agresser», lors d’une conférence devant des étudiants.

Allusion à l’affaire DSK

Lire la suite sur le parisien.fr/laparisienne

A lire le témoignage de cette femme de chambre dont la photo a fait le tour du monde sur le site de The Guardian.uk

«cela aurait pu m’arriver aussi”

Des femmes de chambre expliquent qu’elles ont souvent des propositions mais beaucoup sont trop effrayées pour signaler les incidents.

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LIEN : Une «marche des salopes» à Londres

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Bahreïn: Un blogueur meurt en détention

A lire sur C4News

Barheïn, petit pays avec ses 1 235 000 habitants, a connu son vent de révolte vite réprimé par les autorités avec l’aide de l’Arabie-Saoudite qui avait envoyé 1 000 soldats entrés triomphalement.

Le gouvernement a imposé un état d’urgence le mois dernier après des semaines de manifestations antigouvernementales.

Les autorités ont utilisé la force pour réprimer les protestations ; le quatorze Février, le bilan officiel faisait état de 25 morts.

Les défenseurs des droits de l’homme déclarent que le gouvernement a arrêté plus de 400 personnes dont des militants des droits de l’homme, des blogueurs, les médecins et des partisans de l’opposition.

Des militants sont morts dans les prisons Bahreïnites ; certains manifestants se sont plaints d’avoir été torturés pendant leur détention bien que les autorités nient les faits.

Le blogueur, Zakariya Rashid Hassan al-Ashiri, qui animait un site web traitant des développements de la situation dans son village Al-Dair, est décédé dans des circonstances mystérieuses.

Les forces de sécurité ont arrêté le blogueur le 2 avril, selon la même source. Bien que le site soit inaccessible à l’intérieur de Bahreïn,«  The Committee to Protect Journalists *», le CPJ, n’a trouvé aucune raison aux allégations du gouvernement qui l’accusait de diffuser de fausses nouvelles et d’incitation à la haine.

Les autorités prétendent que al-Ashiri est décédé des complications d’une anémie, ce que réfute sa famille.

Le Comité de Protection des Journalistes, a appelé les autorités du Bahreïn à lancer une enquête immédiate et approfondie sur la mort de Al-Ashiri.

Un communiqué du ministère l’Intérieur annonce que Ali Sakr Issa, un autre manifestant de 31 ans, est décédé à l’hôpital après avoir résisté aux gardes qui le surveillaient.

Il a été constaté à partir de photographies prises avant son enterrement des traces de coups de fouet sur le dos, ses jambes étaient bleues, ses pieds et orteils étaient couverts d’ecchymoses.

Selon Daniel Williams de Human Rights Watch, il a été découvert un gros hématome sur le côté gauche de la tête et des marques de brûlures sur les chevilles et poignets.

Williams a déclaré : “Cela a été pire que tout ce que j’ai vu dans ma vie”, en référence aux autres coups de fouet qu’il avait pu constater sur d’autres corps de militants soumis à la torture.

La victime avait été arrêtée le 13 Mars accusée d’avoir tenté d’assassiner un policier, les autorités niant toujours le fait de torure.

Dernièrement, le  gouvernement du Bahreïn a transformé la révolte en un conflit Chiites/Sunnites  « il a annoncé avoir engagé des procédures judiciaires pour faire interdire les deux principaux groupes d’opposition chiites.

Le ministère de la Justice et des Affaires islamiques fait savoir qu’il a engagé une action en justice en vue de la dissolution du parti Action islamique et du groupe Wefak», dit un communiqué repris par l’agence de presse officielle de Bahreïn.

Cette action est dictée par des infractions majeures à la Constitution et aux lois du royaume, aux activités entreprises pour porter atteinte à la paix sociale, à l’unité nationale et pour inciter au non-respect des institutions constitutionnelles», ajoute le communiqué gouvernemental. »

Par ailleurs, les autorités Bahreïnites ont annoncé la déposition d’accusations criminelles contre trois rédacteurs  d’un quotidien indépendant “Al-Wasat” couvrant largement les troubles civils.

*Le CPJ alerte, par ailleurs, sur d’autres attaques contre la presse en Libye, la Syrie et le Yémen.

Photo : manifestants Bahreïnites

Sources : BBC Arabic, CPJ, 20 Minutes

A lire sur C4News

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LIEN : Bahreïn: Un blogueur meurt en détention

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Bangladesh: Manifestations contre le droit des femmes, des dizaines de blessés

Intéressante cette  de voir comment un pays pauvre de près de 157  millions donne plus de droits aux femmes.

Seul, un millier d’intégristes refusait ces avancées et malheureusement avec beaucoup de violence.

Mais l’espoir demeure, cependant, les islamistes ne sont qu’un minorité dans ce pays.

Découvrir le Bengladesh

“Des dizaines de personnes ont été blessées et plus de cent autres ont été arrêtées lundi au Bangladesh pendant des heurts entre les forces de police et des manifestants de partis islamiques protestant contre des projets de loi en faveur de l’égalité des femmes.

Ces partis, rassemblés sous la bannière d’une organisation baptisée Comité d’application de la loi islamique, ont lancé un appel à la grève ce lundi pour protester contre la volonté du gouvernement de faire adopter des lois garantissant aux femmes les mêmes droits de propriété et d’héritage que les hommes.

10.000 policiers déployés

La plupart des écoles, bureaux et magasins étaient fermés à Dacca et les principaux axes routiers dans et autour de la capitale étaient quasiment déserts. Un haut responsable de la police a précisé qu’environ 10.000 policiers avaient été déployés à Dacca pour empêcher les violences.

Environ 1.000 manifestants ont bloqué la voie express Dacca-Chittagong à 10 km au sud de Dacca. De violents heurts se sont produits lorsque la police a tenté de les déloger, a déclaré le chef de la police locale, Badrul Alam.

La police a procédé à des tirs de gaz lacrymogène contre les manifestants, principalement des étudiants d’universités islamiques.

90% de la population est musulmane

Au moins neuf policiers ont été blessés dans tout le pays en tentant de disperser les foules tandis que 118 personnes ont été arrêtées, selon des sources policières.

De petits groupes islamistes ont manifesté de façon sporadique au Bangladesh depuis l’annonce des projets de loi le 7 mars, considérant que cette initiative du gouvernement allait à l’encontre des préceptes du Coran.

Le Bangladesh, où 90% de la population est musulmane, a un système judiciaire laïc, mais les musulmans continuent de suivre la charia, la loi islamique, pour les questions de propriété et d’héritage. En matière d’héritage par exemple, la charia accorde à l’homme le double de la part de la femme.

Au cours d’un rassemblement public dimanche, le Premier ministre, Mme Sheikh Hasina, a assuré que les projets de loi n’étaient pas dirigés contre le Coran.”

20minutes

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LIEN : Bangladesh: Manifestations contre le droit des femmes, des dizaines de blessés

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Quand les médias font un nom à Terry Jones, le faux pasteur

A lire sur c4News

Le 20 mars dernier, en Floride, un pasteur, Wayne Sapp, avait brûler un exemplaire du Coran après l’avoir arrosé de kérosène en présence de Terry Jones, homme d’une église fantoche et d’une trentaine d’ouailles aussi « allumées » que les protagonistes.

Ces intégristes n’avaient pas assez d’audience, la vidéo a donc été mise ne ligne dans le but de toucher un plus large public.

Manque de chance pour eux, tout le monde condamne y compris Obama soulignant « l’acte d’intolérance et d’un sectarisme extrême », comme le rapporte un article de C4News.

Peut-on donner du crédit à un tel acte ?

« La profanation dans cette petite église des États-Unis a provoqué l’indignation des musulmans à travers le monde, et en Afghanistan où les liens sont les plus tendues avec l’Occident ».

Les musulmans ont tort de s’indigner devant l’acte d’un dément qu’il faut réduire à ce qu’il est :

l’acte d’un homme fou et haineux en quête de reconnaissance, à la recherche désespérée et vaine d’une incarnation de guide d’un groupuscule dont personne ne veut.

Le 11 septembre 2010, Terry Jones, accusé de folie par sa propre fille, avait déjà menacé de brûler un exemplaire du Coran, pour ensuite en déchirer quelques pages, « pour dénoncer le mensonge selon lequel l’islam est une religion pacifique doit cesser.», devant une dizaine de journalistes et quelques touristes

Cependant, quel intérêt ces journalistes avaient-ils de relayer l’acte d’un fou ?

Au nom de la liberté d’expression ?

S’intéresser à une petite minorité de cinglés noyés dans la population américaine, ne serait-ce pas chercher la petite grosse bête ?

Attiser les braises en servant des extrémistes américains ?

Certains membres  du Tea Party sont friands de ce genre de provocation, paraît-il.

Faire vendre du papier, tout simplement ?

Ce qui tendrait à penser que certains médias ne réfléchissent ps aux conséquences de leurs publications.

C4News remarque « En tout cas beaucoup d’afghans avouent n’avoir pas été au courant de cette profanation du Coran jusqu’à  l’annonce faite pas Karzai sur cet incident »…

Depuis cette annonce, l’Afghanistan est en proie à des révoltes :

A Mazar-I-Saharif, vendredi 2 à 3 000 personnes ont attaqué le complexe de l’ONU faisant « onze morts dont sept employés étrangers ».

D’autres manifestations ont eu lieu dans différentes villes qui portaient le nombre de victimes à vingt-quatre, dimanche 03 avril.

La résonance démesurée donnée à un acte dément pose encore bon nombre d’interrogations sur les intentions et intérêts de certains médias en cette période de tensions extrêmes en Afrique, au Proche-Orient et dans le monde.

L’inconséquence, l’incompétence, le mercantilisme ont souvent des effets dévastateurs.

A lire “L’étrange pasteur Terry Jones” sur le site de TF1LCI daté du 11 septembre 2010

Sources : Arrêt sur Images, Libération, C4News

A lire sur c4News

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LIEN : Quand les médias font un à nomTerry Jones, le faux pasteur

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Libye : la mère d’Iman al-Obeid témoigne

Souvenez-vous, une jeune femme avait fait irruption dans l’hôtel des journalistes à Tripoli et dénoncé le traitement que lui avaient infligé les gardes de Kadhafi lors d’un barrage dans la capitale.

Sa mère parle d’elle comme d’une héroïne et affirme que les représentants du dictateur lui offert de l’argent et une maison pour changer la version de son histoire.

Aisah Ahmed, habitant à Tobrouk, déclare qu’elle est fière et très heureuse du courage de sa fille, étudiante en droit de 26 ans à Tripoli.

Le porte-parole du régime, Ibrahim Moussa, a annoncé dimanche soir, que la jeune femme était retournée chez sa soeur et son beau-frère, libre. La mère d’Iman indique qu’elle n’a pas pu vérifier cette déclaration.

Les membres de la famille vivant dans l’est libyen où la censure n’existe plus, un opposant au régime, présent aux côtés de Aisha Ahmed, a soutenu sa version en affirmant qu’un fonctionnaire de Kadhafi avait appelé à 3 heures du matin pour lui demander de convaincre sa fille de changer son histoire. La jeune femme a refusé : « plutôt mourir que changer mes mots ».

Le porte-parole du dictateur, accuse Iman d’être une prostituée et divorcée, le divorce chez les femmes, dans la Libye de Kadhafi, étant encore assimilé à une infamie, semble-t-il…

Ibrahim Moussa prétend que la jeune femme, une mère divorcée, connaissait ses agresseurs et qu’elle était payée pour faire la fête avec des hommes qui l’auraient forcée à boire du Whisky, violée et battue.

Les journalistes ont fait pression sur Ibrahim Moussa pour rencontrer la jeune femme, le porte-parole prétextant le refus de la famille à cause « des contraintes familiales traditionnelles dans les pays islamiques qui empêcheraient d’aborder le sujet du viol ».

Selon l’opposant, « la seule communication que nous avons eue est celle par téléphone à 3 heures du matin ». Il contredit également les affirmations du porte-parole selon lesquelles Iman serait une femme divorcée avec des enfants.

Des manifestations de femmes ont eu lieu à Benghazi en soutien à la jeune femme.

Aisha Ahmed garde l’espoir que sa fille peut être encore sauvée « je vais revoir ma fille. Nous forcerons la chute Kadhafi. France, Obama, l’Amérique, venez sauver ma fille »

L’incident a souligné la difficulté d’obtenir des informations précises dans une ville où les autorités empêchent les journalistes de parler aux Libyens, leur interdisant de quitter leur hôtel sans la présence de gardes de sécurité.

La vidéo montrant l’irruption de la jeune femme dans l’hôtel a fait le tour d’internet via Facebook et Twitter

http://www.youtube.com/watch?v=h9VKnsF9KNM

Photo : SALEM Suhaib / REUTERS A lire sur C4News

Source : Washington Post

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LIEN : Libye : la mère d’Iman al-Obeid témoigne

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Printemps arabe: le double jeu de l’Arabie-Saoudite

L’Arabie-Saoudite, le plus grand des pays de la péninsule arabique, compte 27 millions d’habitants et 5. 5 millions de travailleurs étrangers. Cette monarchie islamique de type absolue contrôlée par la famille Saoud et deuxième producteur de pétrole au monde bénéficie de la bienveillance de certains pays occidentaux et notamment les Etats-Unis.

Le roi Abdhullah, souverain du royaume, s’était donc permis d’envoyer 1 000 soldats pour soutenir son voisin, Hamad bin Issa al-Khalifa, roi du Bahreïn pour mettre fin, le 16 mars, aux manifestations s’inscrivant dans la vague soulevée par le printemps arabe malgré le battement de cils outré des Occidentaux.

Les manifestants du Barheïn, petit pays avec ses 1 235 000 habitants, ont fait montre de courage devant le déploiement militaire du géant saoudien et la répression qui ont déjà fait une vingtaine de morts sans compter les dizaines de blessés ainsi que les disparus. Des opposants politiques on été jetés en prison sans état d’âme. Les manifestations sont désormais interdites et le symbole de la révolution de la révolution Place de la Perle a été détruit.

Photo

Selon le JDD, le roi du Bahreïn a réduit la révolte « à un affrontement interconfessionnel. Au risque d’en attiser les braises. »

Un parlementaire a démissionné devant les violences commises : « La liberté n’est pas seulement une question d’alcool et de night-clubs »

« Ce mouvement vient de toute la jeunesse bahreïnienne. On va avoir du mal à contrôler la situation. Et le silence de l’Occident est dramatique parce ce qu’il va pousser les extrémistes des deux côtés. Le pouvoir l’a bien compris en essayant de transformer cette révolution d’inspiration démocratique en affrontement sectaire entre chiites et sunnites, alors qu’au départ, cela n’a jamais été de cet ordre. »

Le journal 20 Minutes indique que « Le Wefaq, première formation de l’opposition chiite à Bahreïn, a accepté l’offre de médiation du Koweït ».

Or, l’Arabie-Saoudite, forte de la présence de la Ve flotte américaine et de son emprise pétrolière sur le monde, joue un double jeu lorsqu’elle condamne, au sien de la Ligue arabe, les violences perpétrées sur le peuple libyen par Kadhafi. Surtout lorsque l’on sait que les Saoudiens n’hésitent pas à traverser la frontière pour les night-clubs du Bahreïn, le vernis craque encore, grâce à de courageux manifestants.

Est-il encore besoin de prouver que d’un côté il n’y aurait pas les bons et de l’autre les méchants ?

Des mondes s’affrontent mais se retrouvent souvent pour sauver leurs intérêts, tout simplement.

Le Bahreïn, que personne ne connaissait, va peut-être manquer son printemps arabe pour cause d’hypocrisie et de mensonges.

Le pouvoir fait perdre la tête, la crainte de contagion aux autres pays va radicaliser leurs dirigeants et ce, souvent dans l’indifférence générale, le pétrole étant plus important que des vies humaines.

L ’Arabie-Saoudite n’est pas la seule hypocrite concernée, la communauté internationale aussi.

A lire sur C4News

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LIEN : Printemps arabe: le double jeu de l’ Arabie-Saoudite

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Lettre ouverte au général régnant de l’Algérie, Mohamed Médiène

« DRS, dégage ! »

par Habib Souaïdia, auteur de La Sale Guerre, Algeria-Watch, 5 mars 2011

“Mon général, je veux vous signifier par la présente que votre règne mortifère est à bout de souffle. Que le monde a changé, que la situation politique et sociale de l’Algérie a changé, que les Algériens ont changé depuis 1992. Les Algériens n’ont plus peur de l’épouvantail islamiste que vous brandissez à chaque occasion pour soumettre le peuple. Au cours des vingt ans que vous avez passés à la tête du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), l’Algérie a payé le prix fort du sang et des crimes économiques et sociaux. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.”

Lire la suite sur algeria-watch.org

Le livre :

Le témoignage d’un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne, 1992-2000
Habib SOUAÏDIA

“Je m’appelle Habib Souaïdia. Je suis un ancien officier ayant appartenu aux troupes spéciales de l’armée algérienne. J’ai trente et un ans. Engagé volontaire, en 1989, dans les rangs de l’Armée nationale populaire (ANP), j’étais loin de penser que j’allais être un des témoins de la tragédie qui a frappé mon pays. J’ai vu des collègues brûler vif un enfant de quinze ans. J’ai vu des soldats se déguiser en terroristes et massacrer des civils. J’ai vu des colonels assassiner, de sang-froid, de simples suspects. J’ai vu des officiers torturer, à mort, des islamistes. J’ai vu trop de choses”

La suite sur le site editionsladecouverte.fr

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LIEN : Lettre ouverte au général régnant de l’Algérie, Mohamed Médiène

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